
Le premier récit des Interstices…
Les Insomniaques est une novella de fantasy écrite par Nicolas Robert qui sortira le 21 Mai 2026.
Il s’agit d’un conte surréaliste et poétique qui plonge dans le désert du sommeil, purgatoire de ses habitants qui y sont arrivés sans s’en expliquer, et dont le seul souvenir de leur vie passé est un échec qui les hante tout au long d’un jour unique qui se répète continuellement.
Inspiré par l’art de Moebius.
Disponible en précommande en cliquant ici :
Premier extrait :
« Alors tu cherches du sable ?
— Oui ! »
Il bondit et vient s’asseoir à côté d’elle. Surprise, Résilé s’écarte de lui en le toisant.
« J’en ai vu devant l’horloge, il était compact, comme une sphère !
— Une sphère, hein ? »
Elle penche la tête sur le côté. Ne souhaitant pas affecter l’enthousiasme de son jeune compagnon, elle demande.
« Et où est-ce qu’on le trouve ?
— Le sable, ça se sent, on peut suivre sa trace, si on l’écoute !
— Ça se sent et on peut suivre sa trace si on l’écoute… »
Répète-t-elle en déployant tous les efforts du monde pour ne pas s’esclaffer.
« Et comment on fait pour écouter du sable ?
— C’est comme les chants que tu entendais avant, ça fait la même chose avec le sable, mais c’est plus distinct ! »
Ses lèvres s’affaissent. Il sème le trouble dans son esprit quant à son apparente stupidité. Entre ça et la mention de la chassie, il y a quelque chose d’anormalement avancé dans les raisonnements
de ce qu’elle croit encore être un benêt.
Second extrait :
Le jeune homme capture ses mains et plonge son regard dans le sien.
Son visage s’illumine plus encore, et tout en menant les bras de Résilé à se balancer avec les flots, il suggère :
« Dansons. »
Elle n’arrive pas à répondre. Son expression de stupeur accompagne les premiers pas que Verre lui impose. Sur ses chaussures de fortune, la démarche de Résilé est lourde et maladroite, comme si la terre entière retenait ses pas. Pourtant, guidée par Verre, elle se laisse bientôt porter, et leurs deux silhouettes ne forment plus qu’une seule ombre qui valse au bord du néant. Une valse à trois temps, les yeux plongés les uns dans les autres, alors que l’univers se déchire partout où ils pourraient regarder.C’est un moment stupide. Parfaitement absurde. Mais dans le tumulte des battements de son cœur, le tempo lent de cette danse et l’étreinte du jeune homme amènent la dame à laisser sa tête reposer sur l’épaule du danseur.
Le ciel se déchire, les dunes s’agitent, le sable noir pleut des cieux, et les jambes ondulent au rythme du cœur de Résilé qui ralentit…
… ralentit…
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